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Les créateurs d’entreprises peuvent déduire, dans certaines conditions, tout ou
partie des pertes subies sur le capital initial ou à l’occasion d’une
augmentation de capital dans le cadre d’un plan de continuation de l’entreprise
depuis le 01/01/94.
Pertes subies sur le capital initial
Le bénéficiaire doit être une personne physique, domiciliée fiscalement en
France, avoir effectué directement des apports en numéraire et ne pas être
responsable des pertes subies par la société.
La société doit avoir été immatriculée au RCS depuis 1994, être soumise à
l’impôt sur les sociétés de plein droit ou sur option et appartenir au secteur
industriel, commercial, artisanal, agricole ou libéral.
La répartition du capital ne doit pas faire apparaître que les droits de vote
sont détenus pour plus de 50 % par d’autres sociétés.
La société ne doit pas être issue d’une concentration ou d’une restructuration
d’activités antérieures et l’état de cessation des paiements doit intervenir
dans les huit ans suivant sa création.
Pertes subies suite à une augmentation de capital
L’augmentation de capital doit être effectuée, directement, par une personne
physique domiciliée fiscalement en France, à compter du 01/01/94, dans le cadre
d’un plan de redressement organisant la continuation de l’entreprise en
difficulté.
La société doit être soumise à l’impôt sur les sociétés et exercer une activité
industrielle, commerciale, artisanale ou agricole.
L’état de cessation des paiements doit intervenir dans les huit ans suivant la
date du plan de redressement.
Modalités
La somme déductible est égale au montant de la souscription diminuée
éventuellement des sommes récupérées telles que celles perçues lors de la
cession partielle ou totale de l’entreprise ou de la liquidation judiciaire, à
l’exclusion des dividendes ou des actions gratuites.
La déduction des pertes en capital est limitée (à partir du 1er janvier 2003) à
30 000 euros pour les contribuables célibataires, divorcés ou veufs et à 60 000
euros pour les couples mariés ou les partenaires d’un pacs soumis à imposition
commune.
Les bénéficiaires de la déduction des pertes en capital sont soumis à des
obligations déclaratives afin de justifier leur position et imputer la réduction
sur leur revenu net global de l’année au cours de laquelle le tribunal qui
autorise la réduction de capital, entérine définitivement les opérations de
cession ou de liquidation de l’entreprise.
Néanmoins, pour les décisions du tribunal rendues depuis le 1er janvier 2000, à
partir de l’imposition des revenus de 2003, le souscripteur peut opter
expressément pour l’imputation de la réduction l’année au cours de laquelle le
tribunal ordonne la cession de l‘entreprise, en l’absence de plan de
continuation, ou prononce sa liquidation judiciaire.
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