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2°) Les titres et valeurs mobilières a) Les actions ou titres de participation a1) Actions de capital ou de numéraire a3) Actions à dividendes prioritaires (ADP) a4) Les titres participatifs (TP) a5) Les certificats d’investissement (CI) a6) Actions de vote double (ADV) a7) Actions à bons de souscription d’actions (ABSA) a8) Actions à bons de souscription d’actions rachetables (ABSAR) a9) Actions à bons de souscription d’obligations convertibles en actions (ABSOCA) b) Les obligations ou titres de créances b1) Obligations à taux variable b2) Obligations partiellement libérées (OPL) b5) Obligations spéciales à coupon à réinvestir (OSCAR) b7) Obligations convertibles en actions (OCA ou OC) b8) Obligations à bons de souscription d’actions (OBSA) b9) Obligations à bons de souscriptions d’obligations (OBSO) b10) Obligations remboursable en action à bons de souscription d’actions remboursable (ORABSAR) b12) Obligations convertibles à bons de souscription d’actions (OCBSA) b13) Bons de souscription d’actions autonomes (BSA) b14) Bons de souscription d’obligations autonomes (BSO) b15) Obligations assimilables du trésor (OAT) c) Les titres de créances négociables c1) Les bons des institutions et des sociétés financières (BISF) c2) Les certificats de dépôts négociables (CDN) c4) Les bons du Trésor négociables (BTF et BTAN) c5) Les bons à moyen terme négociables (BMTN)
Pour
être associé ou actionnaire d’une société, il est obligatoire de réaliser
un apport matérialisé par un bien (somme d’argent, meuble, immeuble, fonds
de commerce, valeurs mobilières, créances, etc.…). En contrepartie de
l’apport, la société remet à l’associé des droits sociaux qui peuvent être
des parts sociales si la société est une société de personnes ou bien une SARL ou des actions
si la société est une société par actions (SA, SCA et SAS).
Nous
allons étudier les différents types d’apport.
L’apport
en numéraire consiste en un apport d’argent. L’apporteur s’engage à
verser à l’échéance la somme promise ; en cas de retard, des intérêts
seront exigés au taux légal ou au taux fixé dans les statuts. Dans les sociétés
par actions et dans les SARL, le versement de l’apport est entouré d’un
formalisme rigoureux.
On
distingue la souscription qui est la promesse de réaliser l’apport et la libération
qui est le versement effectif des fonds.
Dans
les SARL, les apports doivent être libérés au moins du cinquième du capital
social et dans les SA, ils doivent être libérés au moins de moitié ; le
restant devant être libéré dans les cinq ans.
Pour
faire face à des besoins de trésorerie ponctuels, l’associé peut accorder
à la société des avances ou des prêts enregistrés en « compte courant »
et conférant à l’associé la qualité de créancier. Ces sommes ne sont pas
des apports qui, eux, ont leur contrepartie au compte « capital ».
L’apport
en nature consiste en un apport d’un bien autre que de l’argent. Le bien
peut être meuble (corporel ou incorporel) ou immeuble et, dans certaines
conditions, être évalué par un commissaire aux apports.
L’apport
peut être réalisé en pleine propriété transférant à la société
l’usage, les fruits, les produits et le droit de disposer du bien.
L’apport
peut également être un apport en jouissance conférant à la société
l’usage du bien qui est mis à la disposition de la société pour une période
déterminée. L’apporteur du bien reste propriétaire et est certain de récupérer
son bien à la dissolution de la société.
Enfin,
l’apport peut résulter d’un apport en usufruit donnant à la société
l’usage et les fruits du bien.
L’apport
en industrie consiste en la mise à la disposition de la société des compétences
de l’associé, de son travail ou d’un fichier de clientèle. Cet apport ne
peut être rémunéré par des droits sociaux et n’est autorisé que dans les
sociétés civiles, les SNC et toutes les SARL (loi du 15 mai 2001 sur les NRE).
Les
parts sociales des sociétés de personnes et des SARL ne sont pas librement négociables.
Leur cession est soumise à un formalisme particulier.
Par
contre les droits sociaux des sociétés de capitaux sont négociables.
Depuis
les années 1980 et la globalisation des marchés financiers, nous assistons à
la multiplication des produits financiers entraînant les banques à jouer un rôle
de moins en moins important dans la distribution de crédits. La désintermédiation
bancaire est réelle du fait que les entreprises se financent à un coût
moindre sur les marchés financiers. Nous aborderons trois grandes familles de valeurs négociables : les actions, les obligations et les titres de créances négociables.
a)
Les actions ou titres de participation
L’action
est un titre négociable émis par une société de capitaux et représente la
valeur unitaire du capital social de cette dernière. L’action a une valeur
nominale minimale fixée par les statuts de la société.
Egalement
appelées actions ordinaires, leur montant est versé en espèces ou par
compensation de créances et elles représentent plus de 95 % des cotations.
Ces
actions rémunèrent les apports en nature (terrains, immeubles…). Elles
doivent être intégralement libérées dès leur émission et ne sont négociables
que deux ans après l’immatriculation de la société au RCS.
a3)
Actions
à dividendes prioritaires (ADP)
Instituées
par la loi du 13 juillet 1978, elles ne donnent pas de droit de vote mais
assurent, en contrepartie, un dividende prioritaire minimum. Les investisseurs
attirés par le droit de vote les ont délaissées ; par contre, les sociétés
faisant appel public à l’épargne pour leur financement à long terme et
souhaitant conserver le contrôle de leur capital, les trouvent intéressantes.
a4)
Les
titres participatifs (TP)
Institués
par la loi du 03 janvier 1983, modifiée le 23 décembre 1988, ils ont réservés
aux sociétés du secteur public et aux coopératives et permettent aux
souscripteurs de s’associer aux résultats des sociétés nationalisées quand
bien même ils ne peuvent en être actionnaires.
Ils
ne confèrent pas de droit de vote et sont, en principe, non remboursables ce
qui tend à les assimiler à des actions. Les TP donnent droit à une rémunération
composée d’une partie fixe (à un taux portant sur au moins 60 % du montant
du titre) et d’une partie variable liée aux résultats de la société.
a5)
Les
certificats d’investissement (CI)
Institués
lors des nationalisations, comme les TP, par la loi du 03 janvier 1983 modifiée
en 1988, ils résultent du démembrement de l’action en un certificat
d’investissement, librement négociable, représentant les droits pécuniaires
de l’action et en un certificat de droit de vote (CDV) non dématérialisable.
L’action
ordinaire est reconstituée si un porteur de CI achète un CDV.
Pour
résumer, ADP, TP et CI ne confèrent pas de droit de vote. Les sociétés les
utilisent afin de renforcer leurs capitaux propres tout en conservant le
pouvoir, donc sans risque d’immixtion dans la gestion. L’émission de ces
trois types d’actions n’a pas rencontré un fort succès ; une des
raisons est que la loi limite l’émission de ces produits au quart du capital
social.
a6)
Actions
de vote double (ADV)
L’objectif
est de faciliter le contrôle du capital. Les ADV doivent être intégralement
libérées et nominatives depuis au moins deux ans au nom du même actionnaire.
a7)
Actions
à bons de souscription d’actions (ABSA)
Elles
ont été créées par la loi du 14 décembre 1985. Chaque action est accompagnée
d’un bon de souscription d’action (BSA) permettant au porteur de souscrire
à une augmentation de capital ultérieure dans des conditions préétablies. Le
principe est le même que les OBSA, examinées plus loin, et le BSA est coté
sur le marché.
L’avantage
réside dans l’émission d’actions à un prix supérieur au cours de bourse,
ce qui permet de limiter les effets de dilution.
a8)
Actions
à bons de souscription d’actions rachetables (ABSAR)
L’émetteur
peut racheter les bons de souscription à un prix fixé lors de l’émission.
a9)
Actions
à bons de souscription d’obligations convertibles en actions (ABSOCA)
Là
encore le principe est le même que les OBSA et conduit à souscrire des
obligations convertibles en actions.
b)
Les obligations ou titres de créances
Il
existe une grande variété d’obligations qui sont des titres négociables
conférant les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale. Les
obligations ne peuvent être émises que par les sociétés par actions dont le
capital est entièrement libéré et qui ont deux années d’existence.
Les
obligations sont le plus souvent à taux fixe, mais peuvent être à taux
variables.
A
date fixe, annuellement, l’obligataire perçoit l’intérêt ou coupon et le
remboursement de l’obligation a généralement lieu à la fin de la durée de
vie de l’obligation ou, plus rarement, par séries annuelles tirées au sort.
b1)
Obligations
à taux variable
Emises
par les entreprises du secteur public ou privé, elles ont été crées en 1974
et ont connu un développement
important à partir de 1979. Elles sont émises à un taux variant selon un
indice de référence afin de protéger les émetteurs et les souscripteurs des
variations des taux d’intérêt.
b2)
Obligations
partiellement libérées (OPL)
Le
souscripteur ne règle qu’une fraction du prix d’émission et le restant est
versé ultérieurement. Elles sont émises par les entreprises du secteur privé
ou public.
Emises
par les sociétés par actions, ce sont des obligations à taux fixe dont
l’emprunt est généralement long (15 à 18 ans). Le souscripteur ou l’émetteur
ont la possibilité, à certaines périodes, d’obtenir ou de procéder au
remboursement selon que les taux montent ou baissent.
Créées
en décembre 1984 (EDF), elles sont émises par l’état et les entreprises.
Comme leur nom l’indique, il n’y a pas de versement d’intérêts et le
porteur est rémunéré, à l’échéance, par une forte prime de
remboursement.
b5)
Obligations
spéciales à coupon à réinvestir (OSCAR)
Emises
par les sociétés par actions, elles ont été créées en 1986. Chaque année,
l’investisseur a le choix entre percevoir les coupons ou les réinvestir en
souscrivant à des obligations présentant les mêmes caractéristiques que les
obligations d’origine. L’intérêt réside dans la baisse des taux pour les
obligations à taux fixes.
Emises
par les sociétés par actions, elles sont obligatoirement remboursées en
actions à l’échéance. L’intérêt, pour l’émetteur, est la
transformation de l’endettement en fonds propres et les intérêts versés
sont déductibles du résultat imposable contrairement aux dividendes.
b7)
Obligations
convertibles en actions (OCA ou OC)
Créées
par la loi du 06 janvier 1969, elles permettent à l’investisseur de demander,
dans des conditions prédéterminées, la conversion des obligations en actions
de la société émettrice. L’avantage pour cette dernière est d’espérer
une augmentation de capital ultérieure.
b8)
Obligations
à bons de souscription d’actions (OBSA)
Emises
par les sociétés par actions, elles ont été créées par la loi du 02
janvier 1983 et ont connu un fort développement. Les obligations et les bons
sont cotés séparément, ce qui offre au souscripteur plusieurs choix selon les
conditions du marché. Ainsi, il peut devenir actionnaire tout en restant
obligataire ou vendre en Bourse son obligation et/ou ses bons. Précisons que le
bon perd sa valeur s’il n’est pas exercé.
b9)
Obligations
à bons de souscriptions d’obligations (OBSO)
Elles
ont été créées en 1981. Les bons permettent de souscrire pendant une
certaine période à des obligations de même nature et à un prix déterminé
lors de l’émission. Le bon est coté séparément de l’obligation donnant
au porteur plusieurs possibilités selon les conditions du marché. Comme pour
l’OBSA, le bon perd sa valeur s’il n’est pas exercé.
b10)
Obligations
remboursable en action à bons de souscription d’actions remboursable
(ORABSAR)
Fusion
des ORA et des OBSAR ; L’OBSAR est une sorte d’OBSA où le bon est
remboursé s’il n’est pas exercé.
b11)
Obligations
convertibles en actions nouvelles ou existantes (OCEANE)
Ce
sont des variantes des OC. Elles ont pour effet de pallier à la dilution du
capital social en donnant au porteur le choix d’une conversion en actions
existantes.
b12)
Obligations
convertibles à bons de souscription d’actions (OCBSA)
Titre
hybride empruntant à l’OC et au BSA ; le bon n’est pas remboursé
s’il n’est pas exercé, contrairement à l’OCBSAR.
b13)
Bons
de souscription d’actions autonomes (BSA)
Créés
par la loi du 14 décembre 1985, ils donnent le droit à l’investisseur de
souscrire à des actions dans des conditions établies lors du contrat d’émission.
Les bons sont cotés sur le marché et l’avantage pour le porteur est
l’aspect fortement spéculatif du bon.
b14)
Bons
de souscription d’obligations autonomes (BSO)
Créés
par la pratique, peu après les BSA, ils obéissent aux mêmes principes que ces
derniers. Les bons font l’objet d’une cotation et permettent au détenteur
de souscrire à des obligations dans des conditions établies d’avance. Ces
titres permettent de spéculer à la baisse des taux.
b15)
Obligations
assimilables du trésor (OAT)
Emises
par l’Etat en 1985, l’emprunt peut être à taux fixe ou à taux variable et
la durée peut atteindre 25 ans. L’originalité tient à l’assimilation,
technique permettant de rattacher de nouvelles opérations à des émissions antérieures
présentant les mêmes caractéristiques.
En
1986, l’Etat a émis les fonds d’Etat libres d’intérêt nominal (FELIN)
et, depuis 1991, on utilise l’expression d’OAT démembrées (« strips »).
Les
obligations assimilables du trésor indexées (OATi) ont été créées en 1998 ;
leur valeur de remboursement et les intérêts sont indexés sur l’indice des
prix.
c)
Les titres de créances négociables
Ce
sont essentiellement des financements à court terme.
c1)
Les
bons des institutions et des sociétés financières (BISF)
Ces
bons ont une durée initiale inférieure ou égale à un an et suivent le même
régime que les CDN ci-après.
c2)
Les
certificats de dépôts négociables (CDN)
Emis
et rémunérés à taux fixe exclusivement par les banques et les établissements
de crédit habilités à recevoir des dépôts à moins de deux ans, leur
montant est de 152449 euros minimum et leur durée est de un jour minimum à un
an maximum. Le taux d’intérêt peut être postcompté ou précompté.
Emis
par les entreprises industrielles et commerciales ayant au moins deux ans
d’existence, leur montant est de 152442 euros minimum et leur durée de un
jour minimum à un an maximum. Le taux d’intérêt est fixe et l’intérêt généralement
précompté.
c4)
Les
bons du Trésor négociables (BTF et BTAN)
Emis
par le Trésor, les bons du Trésor à taux fixe (BTF) sont l’instrument de la
gestion à court terme de la trésorerie de l’Etat. Ils ont une durée inférieure
ou égale à un an, sont à taux fixe et l’intérêt servi est précompté.
Emis
en 1986, les bons du Trésor à taux annuel normalisé (BTAN) sont des titres à
moyen terme du Trésor, d’un montant minimal de 152442 euros, d’une durée généralement
comprise entre 2 et 5 ans et l’intérêt servi est poscompté.
c5)
Les
bons à moyen terme négociables (BMTN)
Ils
sont apparus en France en 1992 afin de donner la possibilité aux emprunteurs
privés de se financer de manière plus souple qu’avec les émissions
d’obligations et sont directement inspirés de titres anglo-saxons. Les BMTN
sont d’un montant minimal de 152449 euros, à échéance fixe, d’une durée
supérieure à un an sans durée maximum obligatoire et le taux peut être fixe,
variable ou à coupon zéro. |
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